Muscler son mental

Muscler son mental

Je pratique (tout de moins, j’essaye de pratiquer…) régulièrement la course à pieds. C’est pour moi le moyen de m’oxygéner, prendre soin de mon corps, le tout en s’adaptant très facilement à mon emploi du temps. En effet, rien de plus pratique comme sport que d’avoir comme contrainte de mettre une paire de baskets (ou pas pour certains…) et de sortir de chez soi !

Oui mais … Eh oui… Si ça serait si simple, tout le monde le ferait n’est-ce pas ? Car le running ne fait pas que muscler les molets et le coeur…. il muscle aussi le mental !

Première étape

Le passage du canapé au trottoir d’en face. Ouille. La muscu commence déjà ! C’est je pense, l’étape la plus dure mais celle qui a le plus d’effets sur ton cerveau. Ton corps va tout faire pour que tu ne fasses pas d’efforts, et lorsque tu te décides à te lever, malgré toutes les contre-indications que ton mental vicieux t’assène du genre : « ohh nonn on est bien au chaud dans le canapé…. regarde comment il doit faire froid dehors… il y a trois nuages…. ne penses-tu pas qu’il va pleuvoir ? Faudrait-pas que cela te tombe dessus ! Ou il fait trop chaud, tu ne supporteras pas.. Eh tu n’as pas du ménage à faire ? Ou de la cuisine ? Ou des papiers à envoyer ? » ….. Blablabla et j’en passe.

Ma solution: Il n’y en a pas 36, il faut trouver la force en toi et la motivation de faire ce qui est bon pour toi. Je parle de comment je fais à cette étape là, dans l’article de la semaine dernière ici. Cette technique de visualisation m’aide beaucoup. Tu verras qu’au début c’est dur, mais qu’à force, cela deviendra une habitude (ou pas). Faut pas croire, personne est tout le temps motivé à 110 %. Déculpabilise mais trouve les outils pour dompter ton mental. J’espère que celui-là t’aidera autant que moi.

Deuxième étape

C’est bon, là, tu commences tes premières foulées ! T’es chaud comme la braise et gonflé à bloc !
15 minutes plus tard : « ptain j’en peux plus… quand est-ce que c’est fini ?? !! »
Tu as beau avoir un cardio et des jambes qui tiennent le coup, ton mental souffre… Et c’est tout l’art de trouver le confort dans l’inconfort.
Je m’explique. Le corps humain fuit l’effort à tous prix. On se complaît bien dans le confort. On est heureux quand on fout rien dans son lit, emmitouflés dans la couette… Pas toi ? En tous cas, moi oui ! Mais a contrario, et c’est ce qui fait toute la richesse de notre fonctionnement, on s’épanouie dans l’inconfort ! Oui je sais, c’est très chiant. Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué. Mais en même temps, c’est pas faux. La nana (pour ne pas dire le gars) qui va grimper le Mont Blanc sera dix mille fois plus satisfaite que si elle serait allée au spa ce jour là. Tu comprends bien, que tu ne connaîtras pas le sentiment de véritable satisfaction et d’épanouissement si tu passes ta vie à regarder Grey’s Anatomy plutôt que dépasser tes limites et évoluer. Cela dit, on n’est pas tous obligés de faire un truc ouf comme grimper le Mont Blanc, mais on peut commencer plus petit. D’où l’exemple qui m’est personnel de la course à pieds. Quand on dépasse les limites de son confort, le mental va donc hurler au complot. Et ce sport le fait d’autant plus ressurgir que tu es seul face à toi même. Tu es dans ta bulle, avec tes pensées, et ton mental qui te traite de cinglé. Ton unique pouvoir est de le dompter pour transformer ces pensées négatives en images boostantes qui vont te faire passer de la torture psychologique à une (relative) paix intérieure.

Ma solution :  

Tout d’abord, commence tes entraînements sans aucune musique. La musique est une véritable béquille pour le mental. C’est pour cela que beaucoup de monde ne se voit pas courir sans ! Mais cela te permettra de vraiment te rendre compte de ta progression. Au bout de 3/4 sorties, écoute de la musique si cela te plait, mais au moins, tu te seras testé sans. Tu sauras que tu es capable de tenir toute une session sans aide extérieure. Cela renforcera d’autant ton mental ! Un véritable cercle vertueux ! 

Dès que tu sens un inconfort quelque part dans ton corps, concentre ton mental sur une zone qui n’est pas du tout douloureuse. Exemple : tes coudes. Il te suffit de te concentrer pendant 2/3 minutes dessus et cela atténue fortement les sensations de gènes dans les autres parties de ton corps qui sont souvent dues au simple inconfort de se bouger le cul.  Attention, cela ne veut surtout pas dire que tu rejettes toutes douleurs en bloc. Il faut savoir s’écouter et ne pas se blesser par égo. Ce qui m’est arrivé plusieurs fois déjà. Et il ne faut pas culpabiliser ou se sentir mal parce que justement on ne se sent pas bien !! Ce qui arrive souvent aussi. Plus on se bloque sur une douleur moins elle disparaît. Accepte que tes jambes soient fatiguées, accepte que tu éprouves des difficultés. Emplis-toi de toutes ces émotions, accueille-les et ensuite concentre-toi sur une zone confortable. Quand tu arrives à faire cela, tu te doutes bien que tu pourras appliquer cela dans d’autres moments de ta vie où tu as besoin de penser à autre chose.

Troisième point : parfois tu as une petite voix spécialiste dans le dénigrement et dans le négativisme. Des fois elle me dit : « roohh j’en ai marre… ça me soûle… tu cours vraiment pas vite… tu dois avoir une sale tronche ». C’est horrible les choses que l’on est capable de se dire alors que ce serait impensable pour nous de le dire à quelqu’un d’autre ! Dans ces cas, le seul truc qui marche pour moi (et désolé pour les âmes sensibles) c’est un bon : « OH TA GUEULE » !  Ça me fait complètement dédramatiser et je poursuis tout de suite en pensant que des choses positives ! Imagine ce que tu dirais à un ami cher pour toi que tu veux encourager ? Dis-toi les mêmes choses ! Cessons ce flot de paroles négatif qui tourne en boucle inconsciemment et reparamétrons tout ça. Imagine toi une phrase qui te booste et répète là en boucle du genre : « Je suis fière de moi  » ou « Un pas après l’autre » ou « vas-y ma FILLE ! » lol. Bref, tu m’as comprise. Tout l’art est dans la répétition de ce mantra car cela permet de faire un transfert de l’information du cerveau gauche au cerveau droit. Et là, c’est comme si tu replantais une nouveau graine vertueuse au fond de ton disque dur. Un nouveau programme bienveillant ! Et comme pour tout mécanisme qui implique cette partie du cerveau, il faut vraiment que tu y mettes de l’émotion pour que cela fonctionne d’autant plus. 

 

C’est là que tu peux constater qu’il se passe bien plus de choses dans ton mental quand tu cours que dans tes jambes !! C’est pourquoi la course à pieds est un véritable exercice de musculation du mental. Chaque sortie me fait progresser à ce niveau là et je me sens plus forte face aux événements de la vie. Le fait d’être seule avec soi-même et d’être dans une posture inconfortable sont les deux variables qui titillent au plus haut point le mental ! Nos problèmes du quotidien resurgissent et il n’y a aucun échappatoire. Ainsi, tu te doutes bien que je te recommande vivement de faire cette activité si tu veux apprendre sur ton mental. C’est d’ailleurs un très bon complément avec le yoga ! Sinon, j’aimerais bien savoir si tu ressens les mêmes effets avec un autre sport ?? Est-ce que tu éprouves les mêmes difficultés que moi ? As-tu d’autres astuces ? J’ai hâte de te lire à mon tour !

 

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